Démarches administratives

Autorisation de travail et visa : le guide pour les employeurs

Recruter un candidat francophone qualifié issu de l'international implique de maîtriser deux étapes administratives clés : l'autorisation de travail et le visa de long séjour. Voici comment elles s'articulent, et ce qu'il faut anticiper en tant qu'employeur.

L'autorisation de travail (AT)

L'autorisation de travail est délivrée par la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités). Elle conditionne le droit, pour un ressortissant hors Union Européenne, d'occuper un poste salarié en France. Le dossier est déposé via la plateforme ANEF-Immipro et comprend notamment le contrat de travail, la description du poste et les justificatifs du candidat.

La liste des métiers en tension : un raccourci utile

Lorsque le poste figure sur la liste officielle des métiers en tension publiée par arrêté, la procédure est simplifiée : elle ne nécessite pas d'opposabilité de la situation de l'emploi, c'est-à-dire pas de publication préalable obligatoire de l'offre sur France Travail. C'est un point que tout employeur doit vérifier en amont : il peut faire gagner plusieurs semaines de procédure.

Le visa VLS-TS

Une fois l'autorisation de travail obtenue, le candidat doit demander un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) auprès du consulat de France compétent dans son pays de résidence. À son arrivée en France, ce visa doit être validé sur le portail de l'Administration Numérique des Étrangers en France (ANEF) dans un délai de trois mois.

Les délais à anticiper

À titre indicatif, l'instruction d'une autorisation de travail prend généralement entre 2 et 8 semaines selon le métier et la DREETS compétente. En intégrant la demande de visa, l'ensemble de cette étape représente le poste de délai le plus long du processus de recrutement international : comptez 3 à 4 mois en moyenne. Sur l'ensemble du parcours — sourcing, démarches, mobilité — la durée totale se situe généralement entre 4 et 6 mois.

Ces délais sont indicatifs et dépendent des décisions des autorités administratives (DREETS, consulats), qu'aucun cabinet ne peut garantir ni accélérer de manière certaine.

Les pièges les plus fréquents

  • Sous-estimer le délai global et planifier une prise de poste trop rapprochée de la date de signature du contrat.
  • Dossiers incomplets : un justificatif manquant peut ajouter plusieurs semaines de délai supplémentaire.
  • Ne pas vérifier l'éligibilité à la procédure "métier en tension", alors qu'elle peut considérablement simplifier le dossier.
  • Découvrir tardivement les démarches d'installation (logement, banque, Sécurité Sociale), qui doivent être préparées en parallèle de la procédure administrative.

Un accompagnement qui change la donne

Talendis coordonne l'ensemble de ces démarches pour le compte de l'entreprise et du candidat : constitution du dossier, dépôt sur les plateformes compétentes, suivi des relances, accompagnement à la demande de visa. Découvrez notre méthode complète sur notre page Employeurs.

Une procédure d'autorisation de travail à anticiper ?

Parlons de votre besoin de recrutement et de votre calendrier pour sécuriser chaque étape.

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Sources et ressources utiles :
Démarche d'autorisation de travail pour un salarié étranger — Service-Public.fr (espace employeurs)
Portail de l'Administration Numérique des Étrangers en France — ANEF
Validation du VLS-TS et convocation OFII — OFII